CE JOUR LA File la vie comme le vent, File l’envie d’être un géant, Remplir sans cesse nos tristes cœurs, De mille joies, mille douleurs. Dans cette course vers nulle part, Ou l’on rencontre souvent trop tard, Cet autre soi qui vit dedans, Celui qui reste toujours enfant. Dans ce maelstrom sans illusions, Ou les rêves sont déraisons, Toujours courir sans s’arrêter, Attendre la fin et avancer. Ne rien sentir, ne rien donner, Pour n’avoir rien a regretter, Alors, à chaqu’un de nos jours Enfouir l’horrible faim d’amour. Quand arrive le crépuscule, Cette angoisse qui nous bouscule, Comme une indicible urgence, La solitude devient souffrance.
Quand au bout du court rouleau, On doit poser son vieux manteau, D’ une pathétique pirouette, Partir seul, ultime quête. Ce jour la, dernière seconde, On s’envole vers l’autre monde. Reste-t-il comme un regret De n’avoir pas assez donné ? Dans le doute n’attendons pas. Pas de faiblesse dans tout cela. Ami, amour qui que tu sois, Viens te serrer tout contre moi. Je n’ai pas peur de dévoiler, Je n’ai pas peur de te donner, Cet argile dont je suis fait, L’amour par lequel je suis né. N’attendons pas que demain soit hier, N’attendons pas d’être poussières, Retrouvons ces doux instants, Ou battaient nos cœurs d’enfants. Pour toujours et maintenant……… … aimons-nous vivants… Didier.
|