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Hamidal, épisode 3
13/9/2008
 ........Blanc.................................................................Lumière...........................Blanc...........................................................Monsieur ??................Vous êtes réveillé ??................................J'inspire.........Je bouge la tête à droite, un peu, un ange en blanc............Monsieur, ça y est vous êtes réveillé,..........................................................tout va bien, vous êtes en salle de réveil....................reposez-vous, vous allez bientôt remonter en chambre.............Blanc.............................................ascenceur.........................................Blanc.............................................................................................................Chambre....................Lit, blanc, Maman, Papa,....................................Nel, Papa....................................................Dormir..........................................Maman,.......................Nel,........................chuchote.......................Douleur,............Douleur,................................DOULEUR................................Je reprends pieds, mon cerveau se recale, je suis sorti, opération terminée.Je déglutis, mal, oulahhhhh !!! super mal même. De cette fin d'après midi de jeudi au vendredi matin, je n'ai cessé de faire le yo-yo entre éveil et sommeil, avec l'impression de tenir des conversations sympas avec mes parents et Nel, faisant preuve d'humour et de finesse, il s'avère, après enquête plus approfondie, que je crachotais quelques bribes de phrases assez décousues, voire incompréhensibles. Tant pis pour mon image.Samedi matin, 07 h 30, toc-toc, petit déjeuner !!Plaf, on me pose un plateau devant le nez.J'émerge, Nel est partie.....J'ai un mal fou à déglutir !!! Aïe !!!! Ca craint !!!!Maman, papa sont là, l'il bas, le trait tiré et le teint blême, indéfectibles veilleurs, attentifs, déjà en souffrance de ma propre douleur, je me sens petit garçon, un instant, une minute puis, un sourire, un clin d'il, un bisou, je me redresse.La pâleur froide du petit matin passe à travers le store à lames larges.Je jette un coup d'il sur le plateau, un bol avec du lait, un sachet de cacao en poudre, un yaourt nature, une compote.A ce moment, je ne le sais pas encore, mais ce plateau la, va me suivre pendant les 7 jours passés dans cette clinique.A chaque repas, le plateau contenait exactement les mêmes ingrédients, avec en plus à midi et le soir une micro purée soit de céleris, soit de brocolis... Suis pas trop difficile en nourriture, mais là, je reconnais que le manque d'imagination des concepteurs des repas....chapeau.J'entends des voix au fond de la salle qui disent.....On va pas à la clinique pour la gastronomie et je dis : Certes !!!!Mais tout de même....Bon, de toute façon, ce matin là, la première cuillerée de yaourt m'a fait comprendre combien allait être douloureuse cette période ! Une quasi impossibilité de déglutir alliée avec une douleur ignoble que je ne souhaiterai même pas à mon pire ennemi, quoi que bon, j'ai pas de pire ennemi alors...........Donc résultat des courses, deux petites bouchées de yaourt et une gorgée de lait.........Jusqu'au dimanche matin, 07 h 30, même rythme, partagé entre le changement de calmants, les repas à rien manger, Nel, papa, maman...Ah si, vendredi matin, le chirurgien, vers 09 h 00 du mat qui fuse dans la pièce, le sourire colgate en devanture. L'air bouge autour de lui lorsqu'il se déplace, pour bien signifier à son entourage toute l'énergie et la détermination dont il fait preuve, en deux mots, un battant. Mr F... !!!!!! Bonjour alors ça va ????..........Heu........ben..........Alors là Bravo, vraiment BRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAVVVVOOOOOO !!!!!! vous êtes sur le podium !!!!.............???????????????????????????................mal.........Ah vous avez mal ??!!! ben oui, vous allez déguster !! croyez moi !!!!Vous êtes sur le podium, je disais à mes collaborateurs hier soir, vos amygdales !!!! Ce sont les plus grosses que j'aie jamais vu la !!!!!!Une bouffée de chaleur et une question vient supplanter la douleur.....C'est bien des amygdales qu'on parle la hein????En pluusss, elles étaient accrochées sur toute la longueur de palais !!!!! Vous allez souffrir moi je vous le dis !!!!Allez, reposez vous essayez de manger un peu, on va vous calmer !!! je passe demain !.....................................................Au revoir doc..........Là, le doute était levé j'allais la sentir passer!!Puis, le dimanche matin est arrivé....................... 
Catégorie : Non spécifié
Hamidal....épisode II
12/9/2008
En cette fin de matinée du 04 septembre 2008, assis sur un bout de canapé, dans ce hall d'attente de la clinique Ambroise P., tel était mon état d'esprit !Je me sentais anachronisme au milieu d'un organisme bien huilé, comme une turbulence dans le sillage parfaitement lisse d'un long courrier, un poil de pinceau oublié par l'artiste sur une toile vendue hors de prix dont il est le seul à connaitre l'existence.Nel, assise près de moi, sa main dans la mienne, commençait à ressentir la tension de l'instant.Vêtue d'une blouse de polyester blanc immaculé, une anonyme infirmière vient mettre un terme à mes abyssales réflexions.Mr F...???, Mr F...???Je me lève, Nel se lève. Oui, c'est moi?!!Ah bon, vous êtes valide, alors bon, vous allez pouvoir monter tout seul dans votre chambre. Je vous y rejoint, c'est la chambre 242, deuxième étage, vous redescendez au rez de chaussée, vous prenez le couloir sur votre droite et l'ascenseur jusqu'au deuxième étage.La cinquantaine joviale, sourire complice, mon interlocutrice, sure de son importance, attends une réponse de ma part. Je note, détail étrange, que sur le coté gauche de sa blouse, sur sa poitrine, ne se trouve pas fixé le badge portant son prénom, comme dans les séries américaines, mais une broche rectangulaire sur laquelle est inscrit le mot BONJOUR et sous lequel pend une chainette terminée par une petit montre.Comme une façon de rappeler à ses vis à vie que leur temps est désormais la propriété de l'Entité. Ne nous y trompons pas, une clinique ne vous dépouille pas seulement de votre nom, elle devient également le maitre de votre temps.Et elle vous le fait savoir des votre arrivée!! Ici, pas de rebelle ni de grain de sable dans l'engrenage.Je ne réponds pas à son sourire et articule un "pas de problème!" aussi assuré que possible avant de prendre mes bagages et de me diriger vers l'escalier sous le tactique regard TIC TAC de l'infirmière Chronos, Nel à mes cotés.C'est au moment ou je repasse devant la pancarte ENTRE SOL, que me vient cette idée saugrenue que je vais croiser Harry Potter!!! Oui Harry le sorcier qui se projette vers son école Poudlard en traversant un mur sur le quai d'une gare, pour rejoindre un autre quai, invisible, situé dans une dimension autre.ENTRE SOL, voila à quoi cela me fait penser, je m'imagine fonçant vers le mur et atterrissant dans le hall d'une clinique inter dimensionnelle...Mais un ricanement moqueur me rappelle que la réalité est faite de briques et de mortier et non de pixels élastiques. Je regarde par dessus mon épaule et constate avec irritation qu'Angoisse m'a suivie, elle trottine derrière moi, l'il narquois clignotant de plaisir et semblant dire " et oui !! c'est bien moi, je t'avais dit que je ne te laisserai pas tout seul !!". Mais dans le hall, personne pas même Nel, ne semble apercevoir cette petite boule de poils noir et piquants qui se dandine derrière moi en fredonnant dieu sait quoi...Résigné, je prends l'escalier qui descend au rez de chaussée... Voilà, deuxième étage, Ch 242, porte ouverte n'attends plus que...moi.A peine un pas dans la pièce que déjà madame Tempus Fugit est là, m'expliquant qu'un placard sert à mettre mes vêtements, et que la salle de bain contient une douche et un lavabo et un toilette.Que le joystick sur la tablette sert à appeler l'infirmière et que je peux avoir la télé et le téléphone et que l'on va bientôt s'occupeeeeer de moi...Nel pose ses sacs, un peu perdue. Je jette les miens dans le placard tandis qu'Angoisse fait des cabrioles sur le lit. Pas le temps de penser plus avant, que madame Temps qui passe revient et me tends une poche plastique contenant ce qui me semble être un pyjama en papier bleu, avec ses accessoires ainsi que deux petites fioles de plastique contenant un liquide rouge sombre. Pour donner le ton c'est parfait !Dépêchez-vous de vous doucher avec la betadine, en insistant bien sous les aisselles et les parties génitales et les extrémités, puis enfilez ceci, car les gens pensent qu'ils ont le temps et après quand on vient les chercher, ils sont pas prêts et alors il faut les attendre et après on est en retarrrrrrrdd...Je souris bêtement, hoche la tête et dit "pas d'problème j'y vais" en pensant, bon dans un moment là, je viens d'arriver, oh, tranquille, y'a pas l'feu, c'est qu'onze heures quarante cinq la!!.Enfin seul dans la chambre je cherche un peu de réconfort dans le regard de Nel qui serre ma main. Je me laisse tomber sur le lit et vois apparaitre devant moi, sur le mur, une lumière rouge fixe. M****, je viens de déclencher l'appel urgence, Angoisse avait planqué le joystick sous l'oreiller. Elle se bidonne au pied du lit...Tant pis pour le moment de tranquillité. Une infirmière entre dans la chambre, " vous avez appelé ?". On s'excuse pour le dérangement, elle repart indulgente, en précisant que ce n'est pas grave. Juste au cas ou je m'en serais voulu éternellement d'avoir monopolisé trente secondes de son temps sans justification utile... On reste enfin cinq minutes tranquille, à se serrer l'un contre l'autre, à se servir d'amarres mutuelle au milieu de notre orage,à dessiner sur nos corps l'empreinte de l'autre en perspective des heures difficiles qui ne peuvent manquer de suivre.Bon allez, à la douche !!Je prends mon paquetage et direction la salle de bain. L'eau est chaude, le produit fourni est rouge sang, ne mousse presque pas et laisse ma peau râpeuse. j'insiste bien sous les aisselles, sur le pubis, les pieds et les mains, ah oui, j'allais oublier la courte et disparate touffe qui pousse encore sur mon crane.Tout ça sans pouvoir m'enpécher de me demander à quoi peut bien servir de désinfecter ses pieds lorsqu'on est opéré des amygdales !! serait-ce à cause de ces fameuses infections nosocomiales ?? bon allez, inutile de penser à ça maintenant.Une fois sec, j'ouvre le sachet plastique et la PERDU !!!! ce n'est pas un pyjama, mais bien une blouse en papier avec fermeture par lien dans le dos...J'enfile la blouse, dégouté, tandis qu'Angoisse qui m'a suivie dans la salle de bain se tord de rire sur le bord du lavabo. Je ne parviens pas à attacher correctement les ficelles, je laisse tomber. Une paire de petites poches papier en guise de chausson et j'entends déjà "comment, il est pas prêt ??, mais je lui avais dit de faire vite qu'après les gens sont en retard...Ne voyant pas du tout à quoi peuvent servir les deux bouts de papier bleus qu'il me reste, je sors de la salle de bain, conscient du ridicule de mon accoutrement.L'infirmière se saisit de deux bouts de ficelle, attache ma blouse et dans le même temps déplie le premier bout de papier qui s'avère être un bonnet qu'elle me fiche sur la tête jusqu'aux oreilles, rajoutant une touche non négligeable à mon aspect ridicule et déplie le second bout de papier devant mon nez jusqu'à ce que je comprenne que ce sac informe de la taille d'une poche carrefour, et percé de trois énormes trous est en fait....un slip.Laissant définitivement le cadavre de mon amour propre se décomposer à mes pieds, je disparais dans la salle de bain et enfile tant bien que mal le dit slip en maudissant l'infirmière, la clinique, les hôpitaux et tout le système médical mondial qui, après des décennies de recherches, de perfectionnement et d'avancées technologiques n'a réussi à inventer qu'une seule chose, le slip en papier le plus ridicule de la planète!! . A peine revenu, que déjà une femme en blouse verte me fait allonger sur le lit, et vient enfoncer dans mon bras gauche une énorme aiguille, qu'elle relie à un tuyau raccordé à rien, puis qu'elle recouvre d'un scotch transparent super collant, même qu'incongrûment, je me demande à ce moment la pourquoi il vendent pas des sparadraps aussi collants chez carrouf...???Entre temps, sur à présent de mon inattention, on me fait signer trois ou quatre papiers afin de décharger tout l'hôpital, y compris le standardiste, la comptable et le peintre de la façade de l'immeuble d'une éventuelle plainte de ma part suite à mon décès non expliqué dans les jours qui viennent, ou quelque chose du genre...Hop, on me colle un comprimé dans la bouche en me demandant de l'avaler sans eau. Aïe il se coince dans les amygdales !!!??...ouff, avalé !!En deux temps, trois mouvements, juste le temps d'un regard vers ma douce moitié qui tient à présent dans ses bras une touffe de poils drus et noirs qui ricane en faisant au revoir de la main dans ma direction, que déjà on me fait allonger sur un brancard, réduisant ainsi ma vision au blanc du plafond parsemé de néons sales et jaunâtres, et on me roule à travers un dédale de couloirs et d'ascenseurs de plus en plus glauques et de plus en plus inquiétants. Un sas, chuintement de porte battantes, mes brancardiers me laissent aux soins de deux nouveaux arrivants, masques blancs, bonnets blanc et pyjamas bleu, tiens on dirait des schtroumpfs !! A ce moment la, je me rend compte que le comprimé dégluti plus tôt commence à faire son effet, d'ailleurs je n'aperçois plus Angoisse que par intermittence.On me pousse dans une petite pièce encombrée d'étagères et de rangement et on me demande de glisser sur une table d'inox recouverte d'un drap. On pose une couverture sur moi. Allongé, les yeux fermés, j'entends plusieurs personnes s'affairer avec fébrilité et je me demande si c'est dans ce cagibi à la stérilité douteuse que va avoir lieu l'opération. Le mot nosocomiale me revient à l'esprit, je prends conscience de toutes les questions que je n'ai pas posé mais la détente chimique s'écoule déjà en moi et rien ne m'inquiète vraiment...Une silhouette blanche se penche, j'aperçois une seringue à l'aiguille étincelante et effilée foncer vers le tuyau qui sort de mon bras et une voix me dit "allez, on va dormir, vous êtes prêts ?? Alors on y v....". DEBUT . . . . . SUITE
Catégorie : Non spécifié
Hamidal Ec Tommi...épisode I
11/9/2008

Me voici donc jeudi 04 septembre... Réveil 08 h 30, dans le pâté !! Dormi trois heures... C'est aujourd'hui !! Plus moyen d'y échapper et plus moyen de faire comme si je ne savais pas !!!! Enfin, Nel est à coté de moi. Elle m'a annoncé hier soir qu'elle n'irait pas bosser aujourd'hui pour rester avec moi... Je ne m'y attendais pas, c'était cool et rassurant...enfin, c'était bizarre aussi, ou bien c'est moi qui l'étais.. Cela m'a fait un drôle d'effet...avant hier resto, hier, elle m'a préparée un petit repas amoureux avec apéro et tout, comme on aime bien... Mais la moi, PAF !! Je pense à la semaine qui m'attend, et tout ça me donne l'impression d'un adieu !!! Comme si ma moitié, mon trois quart, m'offrait une dernière soirée avant que ne s'éteigne ma chandelle.... 
Bon, je le lui dis, et bien sur elle me rassure, mais non !!! Ce n'est pas pour ça, c'est juste que pendant quelques jours, tu pourras plus... Je range mon angoisse dans un tiroir, au fond de la grange poussiéreuse et sombre, de mon esprit. Et ma foi, la soirée se passe bien. Je traine un peu pour la faire durer le max, histoire de pas aller coucher trop tôt cette rusée angoisse qui commence à voir comment sortir de son tiroir malgré tout, mince j'aurais du bloquer le tiroir avec un tournevis!!!. Mais les grains du sablier nous paraissent minuscules dans ces moments là et dévalent à toute vitesse la pente raide du temps pour nous conduire sans ménagement au moment redouté, et le réveil est toujours un moment difficile !!! 
Nel bouge, ouvre un il, bisou, bouche sèche. M**** elle à réussi à sortir du tiroir et elle me regarde, accroupie dans un coin de la chambre, elle va plus me lâcher maintenant ! Le temps d'un battement de cur un peu plus fort que les autres, et nous voici dans la voiture, le sac avec les fringues et les bouquins divers, le sac avec l'ordi, espoir de WI-FI, sont dans le coffre avec les papiers d'entrée. Nel conduit. Fenêtre ouverte, je profite de ces instants en essayant de ne pas penser aux heures qui arrivent. On n'est pas en retard, je lui demande de rouler tranquille pour profiter de ce moment. Mais déjà, elle gare la voiture dans une ruelle pleine de bateaux pavés et de stationnements gênants, à l'arrière du grand bâtiment gris ou je vais passer quelques longs, très longs jours... Entrée, suivre Entre Sol. C'est écrit en grosses lettres blanches sur le mur terne. 11 heures 15 et déjà plusieurs personnes attendent comme moi, assises sur des canapés de simili cuir défraichis, leur petit ticket à numéro à la main, espérant qu'on les appelle. Une voix sort d'un des box vitrés derrière moi. NUMÉRO 53 ! je vérifie le ticket que tiens Nel, 56...bon c'est pas moi, pas encore... NUMÉRO 54 !! Aie aie, ça approche. Tiens, il m'a fallu à peine quelques secondes pour trouver normal de troquer le nom et le prénom que je porte depuis 42 ans contre un numéro à deux chiffres qui n'a rien d'humain, même pas la voix qui le prononce... Sur les canapés, tout le monde patiente en fixant un point indéterminé de la pièce qui semble les plonger dans une apaisante hypnose, comme pour les préparer en douceur à leur changement prochain de statuts. Personne ne regarde son voisin en se demandant qui il est et ce qu'il fait la, car chacun connait son numéro et en déduis celui qui le précède et celui qui le suit, c'est mathématique et rassurant. Moi, j'ai beau scruter l'espace libre en face de moi, je ne vois que des silhouettes qui passent et n'entend qu'un brouhaha incompréhensible ou se mêlent indifféremment des dizaines de conversations anonymes, comme si je venais d'ouvrir la radio et que toutes les stations émettaient sur une unique fréquence en même temps. Je m'amuse à glisser de voix en voix, à reconstituer un monologue imaginaire à partir de toutes celles que je capte. NUMÉRO....! Zut pas entendu, elle a dit quoi la ?? C'est à nous ?? elle a chuchoté j'ai rien entendu... Bon on va bien voir elle va le redire... NUMÉRO 57 !! M****, c'était à nous !! On se lève, vite, avant que le 57 ai pu attraper tous ses bagages et on fonce dans le box. Heu...56, c'est nous désolé...heu...on n'a pas entendu, heu bon...Je bredouille, coup d'il à gauche. 57 nous regarde, la mine sombre, et se rassoit, résigné, lui aussi à compris l'importance des numéros ici... Une femme rondouillarde, enchâssée derrière son bureau, lève les yeux vers nous et nous laisse une demi seconde pour lire le message en filigrane qui s'imprime sur sa rétine et expliquant de manière détaillée tout ce qu'elle pense des gens qui ne respectent pas l'incommensurable pouvoir des numéros, puis applique sur son visage un sourire indulgent derrière lequel se dissimule je le sens, de petites dents pointues, aiguisées comme des rasoirs, qui ne demandent qu'à profiter d'un faux pas de ma part, pour se jeter sur moi et déchirer ma chair à grand coup de ses mâchoires putrides en hurlant IL FAUT RESPECTER LES NUMEROSSSSSSSSSSSSSSSS, NUMÉRO 56, CINQUANTSISSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!! -C'est pour une entrée, vous êtes déjà passé par la pré admission ?? Oui, aaaah, mais alors il ne fallait pas prendre un ticket et faire la queue, elle a du vous le dire ma collèèèègue l'autre jour quand vous êtes venus..., bon j'appelle on va venir vous chercher! Patientez dans le hall. Même sourire indulgent plaqué or, et là, j'ai envie de la provoquer, de l'obliger à se montrer telle que je la vois, qu'elle me saute dessus ici, dans ce hall glauque, qu'elle tente de me mordre en faisant claquer ses crocs effilés, que je puisse enfin sortir de cet immobilisme consentant dans lequel elle veut m'engluer. Je me vois, la tenant par la gorge, glisser un automatique entre les mâchoires suintantes de bave acide et appuyer sur la détente encore et encore... Alors que son corps écailleux s'affaisse, privé de vie, je continue à crier, JE N'SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME !!!(I'm not a number, i'm a free man !! pour les puristes qui reconnaitront...) Mais je retourne m'assoir avec prudence, moi aussi, me préparant déjà aux jours à venir, alors que 57 passe devant nous et se dépêche jusqu'au box avec un sourire reconnaissant pour la femme monstre. Il ne semble pas voir la langue fourchue qui pointe discrètement entre les lèvres de son interlocutrice lorsqu'elle susurre, assssssseyez-vous, numérooo cinquantssssssssssssssssssept.?? Telles sont les entrées de la clinique Ambroise P., tristes et dépourvues de la moindre parcelle d'humanité... 
. . . . SUITE
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Retour...
11/9/2008

bonjour à toutes et tous...
avez-vous remarqués mon absence ces derniers temps ??
En effet, voici quelques jours que je suis parti de chez moi !!!
C'était très exactement jeudi 04 septembre 2008 vers 10.00 AM...
Après quelques jours difficiles (7 en fait !!) je peux enfin vous laisser ce message.
Je ne suis toujours pas retourné chez moi, ne m'y cherchez pas.
Je suis actuellement dans un endroit tenu secret, car après ce que je vais vous dévoiler...
il risque d'y avoir des retombées !!!
Je ne sais pas comment tout cela va se terminer...bien j'espère...mais...cessons là toute discussion, et laissons place à l'histoire...
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Catégorie : Non spécifié
Tag, tags tagada !!!!
2/9/2008
Bonsoir,
petite participation à la chaine de Titinouchat qui m'a taggé !
En premier ma louve, évidemment !!!
ensuite quelques blogs moins connus....
je sais que certains et certaines d'entre vous n'apprécient pas ce genre de chaines, si par hasard c'est le cas pour un blog taggé, il n'y a pas de problèmes, il suffit de ne pas participer.
pour ma part, je trouve que ça peut être un moyen sympa de découvrir de nouveaux blogs intéressants.
1 LOUVETTE2 MARCENCIEL3 INOOR 4 AUFILDESMOTS5 CHATONMELVoilà, chaque blog taggé est sensé désigner 5 autres blogs à son tour.
Bonne soirée.
Didier.
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